J’ai précédemment décrit comment choisir ses bâtons, notamment pour ce qui concerne la taille.

Même si cet accessoire ne me paraissait de prime abord pas très important, je me suis rendu compte à l’usage que le confort est finalement assez agréable, et que passer d’un bâton à un autre fait prendre conscience des avantages et inconvénients de chaque produit.

Après plusieurs mois – et donc kilomètres – de nouveaux essais je suis en mesure de vous présenter mes expériences avec trois types de bâtons.

 

Les trois éléments à prendre en compte sont les suivants

La pointe

Les pointes sont nécessairement en carbure de tungstène pour résister à l’usure : oubliez les pointes de vos bâtons de ski de fond qui ne tiendraient pas une sortie !

Il existe deux sortes de pointes qui peuvent être utilisées ; ce sont des accessoires que l’on peut acheter et installer soi même.

Le cout est assez modique : moins de 20 €

Les pointes utilisées en marche nordique et en trail

pointe-de-rechange-lekiCe sont des pointes “tout terrain” assez solides ; elles sont symétriques à savoir qu’elles sont cylindriques et n’ont pas de sens de marche.P1040750

Robustes, elles sont efficaces en terrain très accidenté avec des pierres et/ou des  rochers.
Elles sont par contre peu efficaces sur routes goudronnées, car elles ont tendance à glisser.

 

Les pointes utilisées en ski de fond à roulette

pointes-de-batons-de-rollerskiCes pointes sont conçues pour avoir une bonne accroche sur routes goudronnées et sont donc pointues.
Elles sont orientées de façon à pouvoir exercer une pression plutôt verticale, même lorsque le bâton est penché. Elles permettent donc une mouvement de poussée de bâton plus ample.

Bien qu’étant conçues pour le goudron, je les utilise en tout terrain sur les Costières, qui constituent mon terrain d’entrainement  : mélange de terre et de galets ; je les prends aussi lors de mes sorties dans la garrigues.

Elles ont une durée de vie assez longue : j’ai trois paires de bâtons équipés et en 3 ans, j’en ai changé une seule fois à cause de l’usure.

Aujourd’hui, ce sont les pointes que je préfère.

 

pointe guildettiNB : les fabricants sont pleins d’idées et d’autres pointes existent que je n’ai pas testées.

Par exemple celle de Guildetti ; elle a une double pointe (je me demande pourquoi) et un amorti (à essayer : c’est une bonne idée lors du planté, mais cela doit aussi absorber l’énergie lors de la poussée).

Et plus c’est évolué …. plus c’est cher !

 

 

Le corps du bâton

Il y a 3 critères pour choisir la tige du bâton

La longueur

J’explique ce critère dans le livret d’initiation au Fullrunning. Il est gratuit, il suffit de laisser votre adresse mail sur le Blog pour le recevoir.

Le matériau

Il est possible de trouver des bâtons en aluminium et en carbone (avec un % plus ou moins élevé de carbone)

Comment choisir ? L’aluminium amortit un peu mieux les vibrations, il est un peu plus lourd (mais on fait du sport non ?) et il est meilleur marché.

Vous avez compris qu’à l’inverse, le carbone est plus cher, en proportion du%, plus léger et plus “raide” c’est à dire que les vibrations sont assez directement retransmises aux mains et poignets.

En pratique, je trouve qu’on s’habitue très bien à l’un comme à l’autre : ce n’est que lorsqu’on change de matériel qu’on sent la différence, cela s’oublie donc vite …

Le nombre de brin

On peut avoir un bâton à longueur fixe ou un bâton à longueur variable.

Si vous optez pour un bâton à longueur variable, pour le Fullrunning, 2 brins sont suffisants. Je n’ai pas testé les différents matériels proposés pour « bloquer » les deux brins à la longueur voulue : les fabricants innovent sur ce sujet et vantent chacun leur solution !

Que choisir ? voici un récapitulatif pour vous aider à réfléchir

longueur fixe longueur variable
transport Fou furieux  ne rentre pas dans un coffre de voiture Sourire se range facilement dans un coffre de voiture
sensations en course Sourire pas de perturbations Fou furieux  le poids du système de blocage engendre des vibrations
polyvalence Fou furieux  difficile à prêter à un ami qui n’a pas la même taille Sourire pratique : on règle en fonction de la taille
cout Sourire pas de surcout Fou furieux  surcout variable selon les constructeurs

Vous voulez savoir ce que j’utilise ? … regardez plus bas à la fin de cet article !

La poignée

Là il existe plusieurs systèmes et je ne les ai bien sûr pas tous essayés.

Je vous en présente trois ; ils nécessitent tous de porter une paire de gants ou de mitaines car les frottements amènent rapidement des d’ampoules…. avis aux mains fragiles !

Les poignées peuvent être en plastique (à éviter), en liège (ergonomique, j’aime bien) ou en mousse (je n’ai pas essayé).

La poignée avec une  dragonne classique

P1040765Ce système est ancien, il a fait ses preuves.  L’avantage est qu’il est robuste,  fiable et peu couteux.

Les fabricants l’abandonnent progressivement principalement pour une raison de confort.

Son avantage indéniable : c’est le système qui permet la meilleure amplitude vers l’arrière, c’est à dire que lorsqu’on pousse. Comme la dragonne est fixée sur le haut du bâton, il n’y rien qui empêche la main de basculer “au dessus” du bâton.

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Le système permet donc une très bonne extension vers l’arrière.

Aucun des nouveaux systèmes ne laisse cette liberté de mouvement.

Sur les photos, la poignée est en liège

 

Le gantelet

kv-gantelet-strap-evolution-clipCe système a été mis au point depuis le développement de la marche nordique.

Il existe des gantelets assez rudimentaires (pas de différence entre main droite et main gauche) et des modèles assez évolués, avec passage de pouce et maintien performant.

En général le gantelet se clipse sur la poignée avec un système breveté par le fabricant : les systèmes ne sont donc pas interchangeables et si vous perdez un gantelet, il faudra racheter la même marque.

Le prix est en général entre 15 et 20€.

Le gant intégré

skark lekiJe vous présente ce système Shark que j’ai découvert il y a quelques mois à l’automne. Il a un seul fabricant : LEKI

C’est donc plutôt du haut de gamme, et il est vraiment très confortable.

L’avantage : le système de fixation est aisé, et surtout, on a l’impression que le bâton devient le prolongement naturel de notre bras, sans autre système annexe, car c’est le gant (renforcé) qui fait la liaison.  Le HIC est le prix, puisqu’on  doit débourser près de 70€ …. mais les gants sont compris !

Heureusement il existe un gant d’été (une mitaine) qui n’est pas trop chaude …. et que j’utilise même en hiver !

 

Pour conclure, voilà le matériel que j’utilise au quotidien

1- une paire de  bâtons de base en alu,  à longueur variable, avec dragonne et pointe ronde type marche nordique de chez Decathlon. C’est un bâton relativement bon marché

utilisation : je les glisse dans le coffre de la voiture “au cas où”.
Ils sont également utile pour les prêter, car la longueur est variable …. penser à prévoir des mitaines pour les amis.

2- une paire de  bâtons K2  Viking – longueur fixe, 70% carbone, avec gantelet et pointe type roller ski. C’est un bon rapport qualité – prix
          nb : j’en ai déjà cassé deux paires lors de descentes rapides dans des chemins accidentés.

utilisation : quotidienne

3- une paire de bâtons carbone composite de LEKI avec pointe rollers ski et système shark. C’est du haut de gamme

utilisation : ils ont détrôné mes Viking par leur au confort d’utilisation !

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